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Le
toucher, la réception de la température et de la douleur
Le
toucher est le premier sens à apparaître ; il permet au chiot de se développer
normalement : un chiot qui ne peut pas établir de contacts corporels deviendra
un adulte peureux et aura tendance à s'isoler. Pendant les premières semaines
de leur développement, les chiots restent regroupés sur leur couche et
lorsqu'ils se trouvent momentanément éloignés de leurs frères et soeurs,
ils cherchent à s'en rapprocher. Peu à peu, ils prennent de la distance
mais, même s'ils n'ont plus besoin d'un contact si intense, l'importance
du toucher se prolonge tout au long de leur vie.
Grâce à ce sens, ils peuvent communiquer
avec leurs congénères : ils se blottissent contre eux, leur donnent des
coups de pattes, les lèchent ; en jouant, ils établissent sans cesse des
contacts corporels. C'est aussi en partie par le toucher qu'ils indiquent
leur position hiérarchique : par exemple, le dominant pose sa tête ou
sa patte sur le cou du dominé ou saisit son museau dans sa gueule. Les
communications tactiles jouent un grand rôle dans l'établissement des
relations sociales et sont importantes pour le maintien du groupe ; certains
chiens passent une grande partie de leur temps libre à se lécher.
Qu'en est-il du point de vue anatomique
et physiologique ? Le peau du chien contient de nombreux récepteurs sensoriels
répartis sur l'ensemble de son corps. Les vibrisses (poils sensoriels
spécifiques se trouvant en grand nombre sur le museau, au-dessus des yeux
et sous les mâchoires) lui permettent également de recueillir de nombreuses
informations sur l'environnement proche. Implantées dans des régions bien
irriguées et contenant de nombreuses terminaisons nerveuses, elles semblent
être utiles pour déterminer la forme et la texture des objets et jouer
un rôle dans la détection des courants d'air. Elles fournissent également
des indications sur la localisation de la tête dans son environnement
immédiat, informations surtout utiles de nuit ou lorsque l'animal doit
se mouvoir dans un passage étroit.
article écrit
par
Jennifer CATTET - Evelyne TERONI
auteurs de :
Le chien, un loup civilisé

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