-
Paragraphe 1
Le chien, un symbole !
Sorti de l'enfer - Mythologie - Religion - Dans la littérature - Les médias
-
Paragraphe 2
Dans toutes les religions et mythologies, les animaux représentent des fonctions ou des caractères humains. Le chien en tant que symbole revêt des aspects multiples et contradictoires. Chaque culture n'ayant pas toujours tranché entre le positif et le négatif. Sa dualité en fait un personnage extrêmement riche.
L'image du chien est particulièrement négative dans le christianisme primitif comme dans le judaïsme. Au mieux, c'est un outil : gardien, éboueur. Au pire, il représente tout ce qu'il existe de plus vil et de méprisable sur la Terre. -
Paragraphe 3
Sorti de l'enfer
La mort est historiquement l'une des premières symboliques du chien. Malgré les nombreux textes liant le chien au monde des enfers, la littérature a assez peu repris ce thème, qui se retrouve essentiellement dans la littérature contemporaine. L'un des textes les plus connus à ce sujet est le Chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle. L'auteur emploie des métaphores infernales : " démon des Baskerville ", " chien diabolique ", " bête sorti de l'Enfer ". Le cinéma n'est pas en reste avec "Cujo" par exemple, mettant en scène un animal tueur d'homme.
-
Paragraphe 4
Mythologie
La première fonction mythique du chien universellement attestée est celle de guide de l'homme dans la mort, après avoir été son compagnon dans la vie : Anubis, Hécate, Thot, Cerbère, Hermès en sont les symboles occidentaux mais des variantes apparaissent dans toutes les cultures. Les cynocéphales égyptiens ont pour mission d'emprisonner ou de détruire les ennemis de la lumière et de garder les portes des lieux sacrés. Mais le chien ne se contente pas de guider les morts, il sert aussi d'intermédiaire entre ce monde et l'autre, il permet aux vivants d'interroger les divinités souterraines. Sa reconnaissance de l'Au-delà fait qu'il est souvent représenté comme un ancêtre mythique, un héros civilisateur.
-
Paragraphe 5
Religion
Malgré les aspects négatifs, on peut noter de nombreuses apparitions du mot chien dans la Bible, annonciatrice d'une symbolique riche et variée dans la littérature occidentale. Dans le Coran, le chien est loué pour sa vigilance, sa patience et bien sûr, sa fidélité et détesté " pour sa gloutonnerie et son avidité". Les canidés sont considérés comme impurs, à l'exception du lévrier, qui est pur et protège d'un mauvais œil.
-
Paragraphe 6
Dans la littérature
La fidélité est, dans la représentation positive du chien, la qualité la plus anciennement reconnue. Dans les mythologies, après avoir accompagné l'homme dans la vie, il le guide vers la mort : il reste donc toujours à ses côtés. Dans l'Odyssée d'Homère, Argos est le seul à reconnaître son maître Ulysse lorsqu'il revient déguisé en mendiant. On retrouve le même thème dans Tristan et Iseult : Tristan revient d'exil déguisé en fou et seul son chien Husdent le reconnaît. Ceci deviendra un thème courant de la littérature et de la symbolique du chien : plus fidèle que les humains, il reste attaché envers et contre tout à son maître ; d'abord tenu à l'écart comme une bête sauvage, puis toléré pour ses capacités de chasse et de garde, le chien finit par être domestiqué comme animal de compagnie. Il devient alors compagnon de l'homme, parfois même le dernier être vivant avec lequel le solitaire peut communiquer, ou devient même son successeur dans 'Demain les chiens' (Clifford D. Simak), récit de science fiction.
-
Paragraphe 7
Les médias
Comme dans la littérature, la fidélité est une qualité reconnue. Le courage, l'amitié, l'intelligence deviennent naturels chez le chien : milou, rintintin, lassie pour ne citer qu'eux. N'oublions pas non plus les comiques : droopy, plutot, goofy par exemple. Dans la majorité de la filmographie occidentale le chien devient un compagnon naturel de l'homme, un complice évident.
