-
Paragraphe 1
Le chien dans l'histoire
Aux côtés des pharaons - Grèce antique - L'empire romain - Moyen Age français - Du Moyen Age à Louis XV - De Rousseau à Lamartine
-
Paragraphe 2
10 000 ans aux côtés de l'homme : chien de guerre, chien héros, chien de garde, chien de berger, chien d'attaque, chien de salon, chien de course…
Ses rôles furent innombrables au cours des siècles. Toutes les civilisations l'ont connu, utilisé, voire même adoré.
Après la période préhistorique, où le chien se laisse pour la première fois apprivoiser par l'homme, s'ouvre l'ère de l'Egypte ancienne : il fait alors l'objet d'un véritable culte. Grands connaisseurs en matière canine, les égyptiens le vénère. -
Paragraphe 3
Aux côtés des pharaons
Anubis, dieu à la tête de chien, sert de guide dans l'au-delà, c'est un familier de l'indivisible. Les lévriers, dont on retrouve la trace depuis la haute Antiquité, accompagnent royalement les pharaons, tout comme les bassets et les molosses. Ils ont le droit à des funérailles et à une momification.
-
Paragraphe 4
Grèce antique
Un peu plus tard, les Grecs utilisent de nombreux canidés qui évoquent le loup.
Alexandre le Grand importe des molosses d'Inde, qui serviront au combat. Pendant la guerre du Péloponnèse, cinquante mastiffs sont chargés de défendre la ville de Corinthe. L'unique survivant, Sôter, sauve les habitants du massacre en démasquant l'ennemi. Un monument sera érigé à ces vaillants héros. Dans la mythologie grecque, le chien Cerbère garde les enfers. L'espèce canine évoque la fidélité : dans l'Odyssée, Argos reconnaît son maître Ulysse après vingt ans d'absence et meurt d'émotion au retour de celui-ci. -
Paragraphe 5
L'empire Romain
Lors de la construction de l'empire romain, les chiens jouent un rôle important en tant qu'auxiliaires des soldats : ils assurent les liaisons, défendent les campements. Dans la vie quotidienne, ils gardent les habitations. A Pompéi, on peut lire au milieu des mosaïques ornant l'entrée des maisons : Cave canem (prends garde au chien). Plusieurs spécialisations s'affirment et la cynophilie commence à se structurer. Les chiens de combat se mesurent aux ours dans les jeux du cirque, les gardiens de troupeaux sont enfin reconnus, les chiens d'agrément se développent pour le plus grand plaisir des patriciennes. le mollet de l'empereur . Lamartine, possesseur d'un lévrier, s'insurge contre un impôt venant frapper les propriétaires de chiens. Les élégants font tailler leur caniche en lion.
-
Paragraphe 6
Moyen age Français
Passionnés de chasse, les seigneurs médiévaux protègent leurs compagnons par des lois. On entretient des meutes, on crée de véritables chenils où sont sélectionnés les chiens de grande vénerie. Le goût pour la chasse est si envahissant que les ecclésiastiques doivent interdire aux nobles d'entrer dans les églises en compagnie de leurs chiens. On les cantonnes finalement sur le parvis ; c'est d'ailleurs là qu'a lieu la bénédiction des chiens, instituée le jour de la Saint Hubert, le patron des chasseurs. Le Moyen Age distingue lévriers, braques, chiens couchant, gardiens de troupeaux, … Suivant leur rôle, ils reçoivent une alimentation appropriée : abats pour les chiens de sang, et pas de mouton pour les bergers.
-
Paragraphe 7
Du Moyen Age à Louis XV
La chasse à courre va bon train, les rois entretiennent des meutes. François 1er, soucieux de protéger le gibier, exige que les chiens des paysans portent un billot de bois leur interdisant de chasser, et fait couper les jarrets de ceux qui s'éloignent du logis.
-
Paragraphe 8
De Rousseau à Lamartine
Au XVIII siècle, bichons, caniches, épagneuls nains mènent la grande vie. Jean Jacques Rousseau évoque son fidèle Duc. Sous Napoléon, les petites races ont toujours autant la cote. Le carlin de Joséphine de Beauharnais devient célèbre pour oser mordre le mollet de l'empereur . Lamartine, possesseur d'un lévrier, s'insurge contre un impôt venant frapper les propriétaires de chiens. Les élégants font tailler leur caniche en lion.
